sainte-marie des cabanes

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forteresse de "solitude"
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dimanche 9 août 2015

Le temps du rêve des chamans.




Les premières enquêtes d'anthrophologie psychanalytique ont eu lieu auprès des aborigènes australiens.
Chez eux, le rêve est à la fois une divinité, une catégorie du temps mythique et une expérience individuelle qui s'inscrit dans une pratique sociale.
A la fin du XIXe siècle, lorsque les premiers missionnaires s'installèrent en Australie parmi les aborigènes Arandas, il se trouvèrent confrontés à un terme qui revenait sans cesse: alchera, qu'ils traduisirent par Dieu. Aux alentours de 1925, l'ethnologue Baldwin Spencer découvrit que le mot utilisé renvoyait à tout ce qui est associé aux temps fondateurs, mythiques, lointains et mystérieux, en d'autres termes aux rêves. Il semble en effet que pour les Arandas, tout ce qui les entoure, tout ce qu'ils voient, tout ce qu'ils font procède de ce qui a été établi dans le passé, et remonte, selon l'expression de l'ethnologue américain Radcliffe Brown, à l '" aurore du monde ". Demander à un Aranda quel était son rêve revient à le questionner sur son totem culturel ou le nom du grand mythe et du rituel auquel il a été invité. Chez les aborigènes d'Australie tout procède en effet du rêve: un ancêtre est un " être du rêve ". Le rêve renvoie avant tout à une temporalité originaire, à un état passé; les hommes sont censés soutenir sa perpétuation en réitérant les actes ancestraux transmis de génération en génération. Chez leurs voisins Warlpiris, comme l'a décrit l'ethnologue Barbara Glowczewki, si le rêve est Loi, ce n'est pas parce que les hommes font " comme dans le rêve ", mais parce qu'ils le " suivent à la trace "; leurs actions consistent à transformer les images rêvées en les actualisant par des gestes les rites -, qui viennent donner sens aux mots - les mythes. Rêve-pluie-eau arrivé après Rêve-éclair, croisant d'autres rêves, tels Homme-initié ou Bâton-à-fouir, Rêve-varan du séducteur ou de la séduite, sans qu'il n'y ait de cesse les " esprits-enfants " (kurruwalpa), gardiens du rêve de leurs pères, s'incarnent dans les hommes qui produisent des images-forces, (kuruwarri) par leurs rites, actualisant ainsi les noms et les itinéraires totémiques (jukurrpa). Les aborigènes d'Australie vivront tant que vivront leurs rêves.


Le temps du rêve
Le Temps du Rêve, aussi appelé le Rêve, est un terme commun dans la narration animiste de la création du monde chez les Indigènes d’Australie. Le Temps du Rêve explique les origines de la création du monde mais aussi la création d’une personne ou d’un groupe. Le Rêve peut être perçu comme le « temps sans fin » de la création originelle et de la création perpétuelle.
En outre, ce terme s’applique aux endroits d’Australie où les esprits de la création non-créée et les ancêtres totémiques (similaires aux genius loci) résident. Aucun mot anglais n’exprime correctement le concept du Rêve. Les Anangu qui parlent Pitjantjatjara utilisent le mot Tjukurpa ; ceux qui parlent Yankunytjatjara utilisent le motWapar. Dans les deux cas, aucun des termes aborigènes ne signifient « Rêve » dans le sens anglais ou français.
Le Temps du Rêve revêt plusieurs significations selon les groupes aborigènes. Il peut être vu comme l’incarnation de la création qui donne sens à tout. Il établit les règles régissant les relations entre les individus, la terre et toutes les choses.
Le Temps du Rêve désigne l’ère qui précède le temps, avant que la Terre ne soit créée, une période où tout n’était que spirituel et immatériel. C’est l’histoire de la naissance de l’univers, de la création des hommes et le récit des intentions du Créateur au sujet des hommes et de leur place dans le cosmos.

jeudi 30 juillet 2015

L' iboga (documentaire et article).



L'’iboga et un de ses composants, l’ibogaïne, sont inscrits depuis 2007 dans la classe des stupéfiants. Cette plante hallucinogène, utilisée au cours des rites initiatiques et religieux en Afrique centrale, est utilisée, en France, «dans le cadre d’activités sectaires, au travers de séminaires de ‘revalorisation de soi’ et de ‘voyage intérieur’», a signalé l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l’Afssaps), à la suite d’une enquête concernant le décès d’un jeune homme ayant consommé une infusion de cette plante,

Jerry, toxicomane, voulait «devenir un jeune homme normal», avait-il écrit de sa main sur le bordereau d’inscription à un séminaire de sevrage proposé pour deux cents euros, par une association de tradipraticiens (l’association Meyaya) installés en Ardèche (sud). Le document était daté du 16 juin 2006. La signature de Jerry ratifiait : «J’ai bien noté qu’il ne s’agit en aucun cas d’un traitement médical, mais d’une recherche spirituelle réalisée dans le cadre du culte traditionnel bwiti [Gabon]. Je connais les risques de prise d’une plante telle que l’iboga». Un mois plus tard, le 18 juillet, les gendarmes découvraient le corps de Jerry, 27 ans, dans le château de Liviers à la Voulte-sur-Rhône (Ardèche). Déjà interdite aux États-Unis, en Belgique et en Suisse, l’iboga -en vente active sur internet- est désormais considérée, en France, comme une drogue.

Utilisée depuis 5 000 ans par les pygmées pour ses vertus médicinales, l’iboga est un arbuste qui pousse dans les forêts équatoriales de l’Afrique centrale, en particulier au Cameroun, au Congo et au Gabon. Ses racines contiennent une douzaine d’alcaloïdes, dont l’ibogaïne, une substance proche de celles présentes dans différentes espèces de champignons hallucinogènes. Si la plante (et plusieurs de ses dérivés) présente des propriétés de psychostimulant à faibles doses, «à doses plus élevées, elle est responsable d’hallucinations auditives et visuelles, parfois très anxiogènes et pouvant conduire à l’acte suicidaire», indique l’Afssaps. Sa consommation a provoqué une dizaine de décès dans le monde, dont un dans l’Hexagone.

Etymologiquement, iboga est dérivé d’un verbe qui signifie «soigner». Cette plante est  désignée, en Afrique, comme «bois sacré» : c’est ainsi que sont désignées les plantes initiatiques, celles dont les propriétés thérapeutiques et le pouvoir visionnaire permettent de faire le lien avec le sacré et la connaissance. Classée par les autorités gabonaises au patrimoine national, en l’an 2 000, l’iboga y est utilisée au cours de séances spirituelles appelées bwiti, des cérémonies introspectives, codifiées et ritualisées, conduites sous la houlette d’un guide spirituel, un chaman appelé nganga.

jeudi 23 juillet 2015

Principes chamaniques.



1. Le monde est ce que vous croyez qu’il est - Tout n’est que rêve, tous les systèmes sont arbitraires
2. Il n’existe pas de limites - Tout est relié, tout est possible, relié mais autonome
3. L’énergie circule là où vous concentrez votre attention - Tout est Énergie
4. Maintenant est le moment de pouvoir - Tout est relatif, le pouvoir augmente avec l’attention des sens
5. Aimer implique être satisfait avec l’Amour - L’Amour augmente à mesure que nous cessons de juger. Tout est vivant , conscient et sensible
6. Tout pouvoir provient de l’intérieur - Tout a du pouvoir, le pouvoir provient de l’autorité
7. L’efficacité est la mesure de la vérité - Il existe toujours une autre façon de faire les choses

Réf :John Creek aux Editions Quebecor

Les Herbes Sacrés

Les amérindiens utilisent énormément les herbes ou les plantes pour se purifier et dans leurs prières. Ils pensent que de cette façon leurs remerciements seront guidés vers le Grand Esprit, par la fumée provoquée lorsqu’ils brûlent l’herbe ou les plantes. Les plus fréquemment utilisées sont la sauge, le foin d'odeur, le cèdre et  le tabac. Ils les utilisent comme encens ou, déposent ces herbes dans les rivières ou sur le sol en guise d'Offrande au Créateur et à la Nature ( lorsqu'ils doivent abattre un arbre ou tuer un animal)
Chaque cueillette avait un rituel
L’indien commençait par s’asseoir à coté de la plante qu’il allait choisir. Il regardait autour de lui et prenait de le temps de respirer calmement pour s’imprégner de son esprit . Ensuite,  il lui parlait afin de lui expliquer les raisons pour lesquels il avait besoin d’elle. Seulement après avoir communiqué avec la plante,  il la coupait ou la cueillait en laissant une offrande à la place,  en signe de respect et de gratitude envers son Esprit, il prenait seulement ce dont il avait besoin. De retour au camp, il lassait sécher la plante ou l’herbe pendant quelques jours dans un endroit sombre et  bien aéré. Lorsque celles-ci étaient bien séchées, il coupait les plantes de façon à pouvoir  les mêler et les nouer ensemble. Après, il ne restait plus qu'à l’utiliser en fonction de la cérémonie, de la danse, des chants ...
Voici quelques significations
Cèdre : ( Thuya occidentalis ) symbolise l’équilibre.  Il est un excellent purificateur qui prédispose à la prière, au calme et à la Sérénité. Il attire les Énergies Bénéfiques. Sert a soigner les infections très variées et éloigne les mauvaises rêves. Il est surtout utilisé lors de cérémonies où la Pureté, l’Harmonie et la Sérénité  sont essentielles et le cèdre apporte ces trois symboles
Chèvrefeuille : utilisé pour soigné pour diverses  affections liées a l’élément de l’EAU (rhume, engorgement du foie, de la rate etc.). Son odeur très rassurante  permet de créer une ambiance qui favorise la détente des émotions. L’arome sucré  suscite le bonheur, la sécurité et l’amour lors de rencontre familiale et communautaire.
Érable : l’arbre symbolise la générosité du cœur. Il est utilisé pour mettre une ambiance chaleureuse et purifier les éléments indésirables et nocifs de l’air lors de rencontre et événement heureux.
Foin d'odeur :( Hierochloe odorata ) Est appelé aussi les ¨cheveux de la terre mère ¨, c’est une plante féminine.Elle attire les Énergies propices à l'Harmonie, elle invite les énergies bénéfiques et favorise les ambiances agréables. Mais elle est aussi très bénéfique pour les hommes car elle incite l’ouverture et la réception de l’esprit a des ondes positives.
Pin : Utilisé pour soigner diverses affections liées a l’éléments de l’air (affections pulmonaire, laryngites, asthmes etc..). Elle stimule la joie, l’enthousiasme. Elle favorise aussi l’inspiration dans le travail, dans la création et créer une ambiance saines pour toutes sortes d’activités. Son odeur évoque les grands espaces.
Romarin : Symbolise la pureté et la force. Les huiles essentielles du romain, son utilisées pour nettoyés les objets devant être utilisé par les aimes et les hommes et les femmes médecine. Il a aussi des effets bénéfiques sur la peau et les cheveux. Sert aussi à mettre une ambiance propice aux activités thérapeutiques.
Sauge : ( Salvia sp.) plante très importante pour les amérindiens elle les accompagne dans beaucoup de rituels. Elle est employée dans toutes les Traditions Indiennes. Elle possède une action purificatrice très puissante. Ils l’utilisent pour purger l’ambiance, les êtres, les objets. Sa fumée est réputée purifier l'atmosphère et même les fibres de l'aura. Elle transforme les énergies négatives en énergies positives. Elle peut aussi servir pour accueillir le nouveau jour.
Sapin : Utilise pour soigner divers affections liées a l’élément de la TERRE (cicatrisation des plaies ; élimination du mucus du corps). Le sapin est une plante antiseptique et bactéricide. L’odeur provoque un sentiment de bonheur tranquille. Permet de créer une ambiance naturelle comme celle rencontrée dans les forets canadiennes.
Tabac : ( Nicotiana tabacum ) utilisé fréquemment sous forme d'offrande, pour protéger la santé des Peuples, pour assurer leur sécurité dans des tempêtes , pour demander l'aide du Grand Esprit ou pour exprimer sa gratitude pour des faveurs obtenues . On peut aussi offrir du tabac à une pierre , à l'esprit animal ou d'un arbre que l'on vient d'abattre . On dépose un peu de tabac sur le sol avant de faire une prière de Remerciement ( Gratitude - donner pour recevoir )

mercredi 26 novembre 2014

Les effets d' une glande pinéale activée.



La glande pinéale ou épiphyse est une petite glande endocrine de l'épithalamus du cerveau, en arrière du troisième ventricule, entre les deux thalamus. Chez les humains, l'épiphyse a la forme d'une pomme de pin (d'où elle tient son nom de pinéale).
La glande pinéale est pourvue d’une ouverture équipée d’une lentille pour distinguer la lumière. Elle est creuse et a des récepteurs distinguant les couleurs. Sa vision est de 90 degrés.


Pourtant de la quasi-même composition, ses fonctions sont très différentes de celles d’un œil. Cependant elle réagit aux stimulations ambiantes et est photosensible, transformant l’information lumineuse en sécrétion hormonale. Elle réagit aussi lorsqu’elle est exposée aux variations du champ magnétique.
Chez les mammifères, dont l'homme, l'épiphyse a perdu cette fonction photo réceptrice et seules les cellules de la rétine contribuent à la perception de la luminosité.

Bien que ne pesant que 173 milligrammes en moyenne et pas plus grosse qu’une lentille, elle contrôle des fonctions très importantes de notre corps : à partir de la sérotonine, la molécule du bien-être, la glande pinéale sécrète de la mélatonine qui est très bénéfique pour notre corps à plusieurs niveaux comme la régénération cellulaire, le régulation du sommeil, l’immunisation contre certaines maladies ou encore le création d’antioxydants, diminuant les effets du vieillissement et de DMT (1), agissant au niveau de la création visuelle durant les rêves.
(1) La diméthyltryptamine (N,N-diméthyltryptamine) ou DMT est une substance psychotrope puissante (souvent synthétique mais aussi présente de façon naturelle dans plusieurs plantes dont les psychotria ou Anadenanthera). Elle est considérée comme un stupéfiant dans certains pays. Se présentant pure sous forme cristalline et généralement fumée, elle procure un effet hallucinogène quasi-immédiat et de courte durée ainsi qu'une expérience de mort imminente dans certains cas (en sens inverse, certaines études lient cette expérience de mort imminente à une possible production de diméthyltryptamine par la glande pinéale).

Une grande activité pinéale amenant un accroissement de mélatonine dans notre corps a pour effet :

mercredi 13 août 2014